Image : 12ème festival Cinéma écologie - La Ruche de Vanves
Cette année, participez au festival de chez vous
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Du 6 au 11 avril 2021

Venez assister aux 4 soirées cinéma et débat
organisées autour du thème
:

quelle économie pour un monde écologique ?
 

Selon le philosophe Étienne Klein : « Aujourd'hui, le sentiment de panique est tel qu'on est plus facilement disposé à penser la fin du monde qu'à penser un autre monde. »
Avec ce titre « Quelle économie pour un monde écologique ?
», notre 12ème festival pose d'abord la question de savoir si notre système économique actuel peut répondre aux grands défis environnementaux qui nous attendent.
Si nous concluons que ce n'est pas le cas, la seconde question qui s'impose est : comment le réformer et par quoi le remplacer ?
En tant que citoyens et consommateurs, notre responsabilité ne serait-elle pas de faire pression sur les politiques et les entreprises pour rendre celles-ci écologiquement responsables ?
Et, si l'on considère que c'est la structure même du capitalisme libéral qu'il faut changer, ne devrions-nous pas envisager un système économique totalement différent ?
Les quatre films suivis par des débats nous permettront de nous poser ces questions et d'échanger sur des modèles économiques plus compatibles avec un monde écologique.

 
Au programme de cette année :
Image : fond d'affiche du festival
  • Le capitalisme peut-il faire face aux défis environnementaux ? L'entreprise capitaliste, qui a pour raison sociale d’augmenter ses profits à court terme, ne cherche pas à limiter ses impacts environnementaux et n’anticipe pas les catastrophes à venir. Peut-on trouver d’autres finalités pour les entreprises ?
  • Nature : le nouvel eldorado de la finance : Pour verdir leur image les multinationales créent un marché de la biodiversité. Et les États se montrent impuissants face aux lobbies et aux marchés financiers. Alors comment allons-nous réagir nous qui sommes à la fois consommateurs et citoyens ?
  • Océans, la voix des invisibles : Sous prétexte de protection des espèces marines, des multinationales, avec la caution de certaines ONG, s’approprient les territoires maritimes pour les « exploiter », au détriment de la pêche artisanale.
  • Tout s'accélère : Un ancien trader, devenu instituteur, s'interroge avec ses élèves sur l'accélération vertigineuse de notre monde et sa recherche frénétique d'une croissance infinie. Ne serait-il pas temps de ralentir et d’envisager un autre monde ?
Mardi 6 avril 2021 - 20h30
Illustration : dessin de Antonin Pottier
Le capitalisme peut-il faire face aux défis environnementaux ? (2020) de Gilles Mitteau.

Après avoir défini les mots capitalisme et environnement, Gilles Mitteau montre, à l’aide de schémas, les interactions entre l’usine monde et l’environnement. Les ressources et les services qu’offre ce dernier sont limités par des frontières ou par des limites. Une limite est un mur infranchissable que le capitalisme peut cependant contourner : il peut, par exemple, remplacer par une autre une ressource fossile qui s’épuise. Une frontière est une ligne invisible à ne pas franchir, un seuil à ne pas dépasser : par exemple, les 2°C de réchauffement climatique au-delà desquels la situation deviendra intenable.
Alors que ce réchauffement sera contraire à leurs intérêts, les capitalistes peuvent-ils, d’eux-mêmes, faire de la prévention et s’interdire de franchir cette frontière ? Non, sans doute, car ils sont dans le court terme et dans la concurrence. Ils trouvent divers moyens de déplacer leurs coûts et d’augmenter leurs profits dans l’immédiat. Et le capitalisme a fait de l’homme un homo œconomicus centré sur l’appât du gain et la maximisation de sa consommation. Le mythe de la croissance l’aide à oublier les frontières écologiques à ne pas franchir.


Le film sera suivi d'un débat :
animé par Sandra Moatti, rédactrice en chef de l’Économie politique - Alternatives Économiques,
avec
Claire Tutenuit, déléguée générale d’Entreprises pour l’Environnement,
et Antonin Pottier, économiste, maître de conférences à l’EHESS.
Mercredi 7 avril 2021 - 20h30
Illustration : code barre sur une forêt
Nature : le nouvel eldorado de la finance (2015) de Denis Delestrac et Sandrine Feydel
 
À l’heure où les États peinent à résoudre les problèmes environnementaux, les marchés financiers pourraient-ils sauver la biodiversité ? À partir de ces réflexions, le film de Sandrine Feydel et Denis Delestrac se penche sur l’évolution du monde capitaliste tenté par les mirages de l’économie verte.

« La nature a de la valeur, on la perd parce qu’elle est gratuite. », « En investissant dans la nature, le retour sur investissement serait très fort. », tels sont les slogans lancés par quelques économistes et banquiers affirmant pouvoir résoudre la crise écologique. Une espèce animale en voie d’extinction, une forêt menacée auraient une valeur bancaire. Soucieux de redorer son image, le monde des multinationales a créé un marché des écosystèmes. Dominés par les lobbies et les marchés financiers, les états impuissants par manque de fonds publics se sont convertis à la privatisation du vivant.

Mais que cache réellement cette supposée prise de conscience écologique sous couvert de bonnes intentions ? Et quelle confiance peut-on accorder à la finance mondiale responsable de la crise économique de 2008 ?

Et maintenant que nous sommes en train de vivre une crise sanitaire d'origine environnementale que pensons-nous du rôle joué par les États face aux entreprises pharmaceutiques ?

 
Le film sera suivi d'un débat avec Christophe Bonneuil (Directeur de recherche au CNRS).
Vendredi 9 avril 2021 - 20h30
Affiche du film : Océans
Océans, la voix des invisibles (2016) de Mathilde Jounot
 
Selon certaines études une consommation trop importante de poissons épuiserait les réserves halieutiques des océans. C’est à partir de ce constat que Mathilde Jounot a démarré son enquête. Pourtant, au cours de ses recherches, la réalisatrice a mis au jour les intentions réelles de certains défenseurs de l’environnement. En exploitant ce thème de la surpêche, des ONG dépendantes de grands groupes financiers utilisent cet argument afin de s’approprier le milieu marin par le biais de réserves naturelles censées protéger la biodiversité.

En décryptant le discours de ces organisations il s’agit bien d’investissement et de capital à valoriser dépossédant par là même les États et les populations de leur pouvoir décisionnaire sur leurs territoires maritimes.

Au vu de l’état actuel des espèces marines, il s’avère que leur raréfaction supposée ne serait qu’un prétexte permettant la privatisation et l’exploitation des océans. Une mainmise qui de surcroît priverait toujours davantage les petits pêcheurs de l’exercice de leur métier et de leur mission, nourrir l’humanité.


Le film sera suivi d'un débat avec la réalisatrice.
Dimanche 11 avril 2021 - 16h
Affiche du film : Tout s'accélère
Tout s'accélère (2015) de Gilles Vernet
 
La modernité nous pousse à vouloir aller toujours plus vite pour acquérir reconnaissance sociale et biens matériels. Gilles Vernet, ancien trader, témoigne de ce temps qui lui filait entre les doigts jusqu’au jour où il apprit que sa mère était atteinte d’une maladie incurable. Ce fut un déclic devant l’emballement du monde toujours plus prégnant qui nous détourne de ce que nous avons de plus précieux.

Gilles Vernet a abandonné son travail de trader pour devenir enseignant et documentariste. Autre rythme, autre monde où l’apprentissage de l’enfant demande du temps et de la patience. Mais ici comme ailleurs, la compétitivité est devenue force de loi notamment au rythme accéléré des nouvelles technologies. À l’heure de la prédominance d’internet et des écrans, comment échapper à cette frénésie destructrice à plus d’un titre ?

Gilles Vernet a recueilli les réflexions de ses élèves présentées à la lumière des explications de quelques experts venus de différents horizons. Tous nous alertent sur cette urgence et sur le besoin de retrouver des rythmes en adéquation avec la nature humaine.

Dans quelle mesure la crise du COVID, avec en particulier l'école à distance et le télétravail, a-t-elle contribué à cette accélération ?


Le film sera suivi d'un débat  avec le réalisateur.
Cette année, participez au festival de chez vous

Le festival ne pouvant pas avoir lieu in situ cette année, il aura lieu par internet grâce à la plateforme ImagoTV : Accéder au festival.

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